samedi 24 mai 2008

QUI ETAIT MADAME ANCELOT ?

Madame Ancelot est la grand-mère du démocrate chrétien Marc Sangnier
Selon Wikipedia,
Marguerite-Louise Virginie Ancelot, née Chardon à Dijon le 15 mars 1792 et morte à Paris le 20 mars 1875, est une écrivaine, dramaturge, mémorialiste et peintre française.

Ayant commencé sa carrière en tant que peintre, Virginie Ancelot exposa l’une de ses œuvres au salon de 1827. Entrée en littérature, elle produisit treize pièces, dont certaines furent traduites dans divers théâtres parisiens, ainsi que de nombreux romans et de récits de salons.

Le salon de l’hôtel de La Rochefoucauld où elle a accueilli, de 1824 à sa mort, Pierre-Édouard Lémontey, Lacretelle, Alphonse Daudet, Baour-Lormian, Victor Hugo, Sophie Gay et sa fille Delphine de Girardin, le comte Henri de Rochefort, Mélanie Waldor, la comédienne Rachel, Jacques Babinet, Juliette Récamier, Anaïs Ségalas, François Guizot, Saint-Simon; Alfred de Musset, Stendhal, Chateaubriand, Alphonse de Lamartine, Alfred de Vigny, Prosper Mérimée, Delacroix, qui était presque un passage obligé pour l’Académie française, dont fut son mari Jacques-François Ancelot en 1841, a été un des derniers grands salons littéraires de Paris.

LES PORTRAITS DE MADAME ANCELOT

Madame Ancelot a peu été peinte, mais plutôt "gravée". Aussi est-ce intéressant d'avoir d'elle quelques représentations colorées.



Malitourné brossait ainsi son portrait en 1828 :
« Au moral comme au physique, Virginie Ancelot n'a pas un mérite visible pour tout le monde, et il en faut beaucoup avoir pour sentir tout ce qu'elle en a. Cela vient d'un certain abandon répandu dans toute sa personne ; elle a l'air si désintéressé sur elle-même qu'elle n'appelle pas tout de suite l'intérêt , et , jugée par la distraction, elle ne recueille que l'indulgence. Je doute qu'on l'ait jamais trouvée ni très jolie ni très-spirituelle au premier abord; une sorte de mystère enveloppe tout son être. « Virginie a la tête admirablement bien posée, ses mouvements sont pleins de nonchalance et de grâce. Brune de cheveux, blanche de teint, elle abandonne à ses yeux tout l'honneur de sa figure et ils suffiraient à sa beauté. Modeste et timide, elle laisse quelquefois tomber sur vous ces beaux yeux, dont l'expression est sérieuse et mélancolique, d'une manière si directe et si prolongée qu'une pareille attention vous inquiète et vous charme ; elle ne se doute pas de l'effet de ces longs regards si expressifs à son insu ; ils sont, pour ainsi dire, absents de la personne qui les reçoit ; ce sont des éclairs de ce feu sacrés qu'il faut lui reconnaître, et des préoccupations de sa pensée. »


Autres portraits :





Portrait de Mme Ancelot en action au théâtre (base Joconde) en 1826 par Joseph François HEIM (1787-1865):



Viriginie Ancelot, par le même peintre, recevant les honneurs de Charles X (distribution de récompenses)




Portrait de François Gérard, vers le milieu du XIXe siècle :




Lithographie exécutée en 1839 par Marie-Alexandre Alophe :



Lithographie ultérieure de Mme Ancelot :